EN BREF

ÉDITO


ÉDITO

J’ai 500 ans. Environ.
C’est ma richesse. Mon voyage dans l’espace à moi.
Dans l’espace temps.
Quand l’occasion se présente et que je m’adonne à l’observation
d’un croquis de la Renaissance.
Harassé par le poids de tout ce que j’ignore.
Je ressens pourtant que l’artiste est toujours présent et avec
nous.
Je prends cinq siècles dans les dents sans prendre une ride
de plus.
Au moment où, pour pondre un édito, ces mots tentent de former
des phrases, si ce n’est sens, c’est le début de l’été.
La chaleur permanente rend la concentration difficile. Les extravagantes
vacances mécaniques de l’un ou de l’autre qui occupent les ondes
et les réseaux me happent et m’interrogent.

Pourquoi faut-il à certains une débauche de vacarme pour se sentir
en congés ?

Les uns approuvent, « Chacun fait c’qui veut avec son pognon ».
D’autres fustigent. Appelant à davantage de responsabilité.
Considérant cela comme une agression.
Au moins envers la planète.

Mon esprit vagabonde.
Je rêve d’un monde où la seule empreinte carbone qui existe et
nous préoccupe est la trace que le crayon laisse sur le papier…

Chacun pourra d’ailleurs faire ce qu’il veut. Sur le papier.

Nous aurions le dessin universel.

Suivant les sensibilités, une empreinte douce, moelleuse, effleurant
le support. Quand d’autres marqueront un sillon plus profond, de
façon presque violente.

Et d’autres encore agiront de manière plus véloce et avec agilité.
De multiples traces, fragiles manifestations d’humanité, que nous
prendrions toutes avec un regard positif et un œil bienveillant.

Laissant vidés et fourbus, mais comblés et épanouis, autrices et
auteurs.

Profitez-en.
C’est Lyon Art Paper."

© SLBA
Thierry ODIN


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